RDC : Histoire – Émeutes du 4 Janvier 1959 à Léopoldville (ajd Kinshasa) ou Comment les Congolais, DEBOUT et UNIS ont exigé leur Indépendance (Vidéo FR)

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Les émeutes de janvier 1959 de Léopoldville sont une série d’émeutes et de troubles sociaux s’étant déroulés à Léopoldville, alors au Congo belge, au mois de janvier 1959 et marquant un tournant décisif vers l’indépendance du Congo. Les émeutes éclatent après que les autorités coloniales ont interdit aux membres du parti politique de l’ABAKO de manifester le 4 janvier 1959. La répression est très violente. Le nombre exact de victimes n’est pas connu à ce jour, mais au moins 49 personnes auraient perdu la vie. Le Congo belge obtient son indépendance près d’un an et demi plus tard, le 30 juin 1960, devenant la République du Congo-Léopoldville.

Les aspirations indépendantistes sont dans l’air depuis quelques années et une flopée de partis politiques se coudoient pour gagner le soutien de la population. Parmi eux, deux partis se détachent: l’Alliance des Bakongo (ABAKO) de Joseph Kasa-Vubu et le Mouvement national congolais (MNC) de Patrice Lumumba. Le 28 décembre 1958, Lumumba organise un grand rassemblement MNC à Kinshasa, lors duquel il fait un compte rendu de la Conférence des peuples africains (en) qui s’est déroulée à Accra, au Ghana plus tôt ce mois-là et à laquelle il a participé. Vu le succès de son rival, Kasa-Vubu décide d’organiser son propre rassemblement une semaine plus tard, le dimanche 4 janvier 1959.

Kasa-Vubu doit s’adresser à la foule sur le thème du nationalisme africain, mais lorsqu’il soumet une demande pour organiser son rassemblement au Young Men’s Christian Association (YMCA), les autorités belges l’avertissent que si l’évènement venait à se politiser, les dirigeants de l’ABAKO seraient tenus pour responsables. Interprétant cette mise en garde comme une interdiction, l’ABAKO tente le 3 janvier de reporter le rassemblement, mais le dimanche, le 4 janvier, une foule épaisse se rassemble tout de même devant le YMCA. Kasa-Vubu et d’autres responsables de l’ABAKO arrivent sur les lieux et essayent, en vain, de renvoyer les manifestants chez eux. Les violences commencent après le refus des manifestants de se disperser.

Le foule commence à lancer des pierres sur la police et à s’attaquer à des automobilistes blancs, puis les violences prennent de l’ampleur. En effet, le groupe initial des manifestants est rapidement rejoint par près de 20.000 Congolais qui sortent d’un stade de foot environnant. Selon les estimations de la presse de l’époque, c’est quelque 35.000 Africains qui se retrouvent impliqués dans ces actes de violence, qui se dirigent rapidement vers la partie européenne de la capitale. Les émeutiers auraient cassé et pillé des vitrines, brûlé des missions catholiques et passé à tabac des prêtres catholiques. L’ordre n’est restauré qu’à la suite de l’intervention d’officiers de police africains employés par le gouvernement colonial et de l’utilisation de voitures blindées. Lire la Suite

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