France : Attentats de Paris – « Clarissa a été oubliée alors qu’elle a sauvé des vies » déplore sa maman

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Il y a un an, entre la tuerie de Charlie Hebdo et celle de l’Hyper Cacher, une policière nommée Clarissa Jean-Philippe mourrait sous les balles d’Amedy Coulibaly à Montrouge.

« Une victime oubliée », regrette aujourd’hui sa mère, rongée par les questionnements. Interview.

Sa mort demeure l’un des mystères de l’enquête sur les attentats de janvier. Clarissa Jean-Philippe, policière municipale de 25 ans, a été tuée en service à Montrouge (Hauts-de-Seine) le 8 janvier 2015 par Amedy Coulibaly. Ce jour-là, la jeune femme intervient pour un banal accident de la route lorsqu’elle reçoit deux balles, dos tourné. Le terroriste visait-il spécifiquement les forces de l’ordre? Ou a-t-il été surpris sur son chemin alors qu’il devait s’attaquer à une école juive, située non loin ?

La question tourmente la mère de Clarissa depuis maintenant un an. Ce samedi, Marie-Louisia Jean-Philippe quittera la Martinique, d’où la famille est originaire, pour assister à l’hommage que rendra François Hollande à sa fille. Pour elle, Clarissa ne bénéficie pas du même traitement que les autres victimes de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher.

Comment avez-vous appris la mort de votre fille, il y a un an?

Au moment où l’attaque a eu lieu, je dormais. J’avais reçu un appel en absence à 4h30 du copain de Clarissa mais je n’avais pas fait attention. Je me suis levée une heure après et j’ai entendu à la radio qu’une policière avait été tuée à Montrouge. Mais ils ne disaient pas son nom! Je savais qu’elle travaillait là-bas et j’ai commencé à paniquer. Mon coeur battait fort, je tremblais, ça me faisait peur. Je me suis dit: « Faites que ce ne soit pas elle ». La veille, elle m’avait dit qu’elle était grippée alors j’ai espéré qu’elle ne soit pas allée travailler.

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