France : Caroline Sinz, la journaliste violée en Égypte, victime du code du silence ?

86047-caroline-sinz-la-journaliste-violee-en-egypte-victime-du-code-du-silence-600x315-1

Cette journaliste de France 3 avait déclaré avoir été tabassée et violée non loin de la place Tahrir en Égypte, en novembre 2011. Un an après les faits, Caroline Sinz raconte dans Arrêt sur images les précautions déployées par sa rédaction pour minimiser le viol subi. Une nouvelle victime du « code du silence ».

Le mot « viol » est-il tabou à la télévision ? Caroline Sinz, ex journaliste de France 3, travaillant désormais pour France 2, dénonce aujourd’hui la censure dont elle a fait les frais. Cette reporter racontait il y a un an avoir été tabassée et violée au Caire, alors qu’elle couvrait les manifestations contre le Président Hosni Moubarak avec un caméraman.

« Nous avons été assaillis par des jeunes de quatorze ou quinze ans », a-t-elle raconté à l’AFP faisant état « d’attouchements ». Entraînés « manu militari » par un groupe d’hommes vers la place Tahrir, la journaliste et son caméraman auraient alors été séparés. « J’ai été tabassée par une meute de jeunes et d’adultes qui ont arraché mes vêtements. » La jeune femme aurait alors subi des attouchements répondant « à la définition du viol ».

L’agression aurait duré « environ trois-quart d’heure » jusqu’à ce que quelques Égyptiens présents sur les lieux parviennent finalement à l’en extraire. « J’ai cru que j’allais mourir », avait confié la journaliste qui a ensuite pu rejoindre son hôtel et, assistée par l’ambassade de France au Caire, consulter un médecin.

Cette journaliste de France 3 avait déclaré avoir été tabassée et violée non loin de la place Tahrir en Égypte, en novembre 2011. Un an après les faits, Caroline Sinz raconte dans Arrêt sur images les précautions déployées par sa rédaction pour minimiser le viol subi. Une nouvelle victime du « code du silence ».

Lire la suite