Belgique : Salah Abdeslam ne s’est pas fait sauter au Stade de France, comme prévu mais il prévoyait d’autres attentats (Vidéo FR)

Salah Abdeslam parle

Salah Abdeslam passe sa première nuit en prison, à Bruges. Le terroriste présumé a été inculpé de “participation à des assassinats terroristes” et de “participation aux activités d’un groupe terroriste”, par la justice belge. Le suspect clé des attentats de Paris a commencé à parler :

“Il voulait se faire exploser au stade de France le soir des attentats, avant de faire machine arrière, a déclaré le procureur de Paris François Molins. Ces premières déclarations, qu’il faut prendre avec précaution, laissent en suspens toute une série d’interrogations sur lesquelles Salah Abdeslam devra s’expliquer.”

Selon son avocat, Salah Abdeslam n’aurait pas “décrit que son propre rôle” dans ces attaques. Il s’est également vu notifier le mandat d’arrêt européen émis par la justice française, mais il refuse l’extradition :
“Nous avons refusé la remise à la France parce qu’il y a d’abord un dossier en Belgique à gérer, on doit s’expliquer, a déclaré Sven Mary, et la remise à la France pourra être suspendue en attendant le développement de l’enquête en Belgique.”

Mais ce refus ne bloquera pas son transfèrement, qui devrait intervenir au maximum dans un délai de 60 jours à 90 jours, affirme le ministère français de la Justice. Lire la suite

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Abdeslam planifiait « quelque chose » depuis Bruxelles, des armes lourdes retrouvées

Salah Abdeslam prêt à agir à nouveau ? C’est ce qu’il a dit aux enquêteurs. Deux jours après son arrestation le suspect clé des attentats de Paris n’est pas avare en informations.
Le ministre belge des Affaires étrangères, Didier Reynders, ajoute que des armes lourdes ont été retrouvées dans l’appartement de Forest, perquisitionné mardi, trois jours avant l’arrestation de Abdeslam.

“Il était prêt à recommencer quelque chose depuis Bruxelles, a déclaré Didier Reynders. Et c’est peut-être la réalité, parce que de nombreuses armes ont été retrouvées, des armes lourdes, lors des premières investigations, et on a vu un réseau autour de lui à Bruxelles.”

La Belgique comme la France maintiennent toujours un haut niveau d’alerte. Dans l’hexagone 5.000 policiers supplémentaires ont été déployés pour “optimiser” les contrôles aux frontières face à une menace d’attentat “extrêmement élevée”, a dit samedi le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.
La France se prépare à une autre bataille : judiciaire cette fois, avec l’avocat de Salah Abdeslam. Ce dernier choisit l’attaque. Après avoir annoncé qu’il s’opposera à l’extradition de son client, Sven Mary compte porter plainte contre le procureur de la république de Paris, François Molins, pour violation du secret de l’instruction.

“Notre procureur fédéral dans sa communication a été d’une extrême prudence parce qu’il sait combien est important le secret de l’instruction, a déclaré Sven Mary. Au contraire le procureur de la république a estimé devoir citer des auditions qui avaient été faites quelques heures auparavant par Salah Abdeslam et que dès lors il y a manifestement une violation du secret de l’instruction.”

Cette plainte a toutefois peu de chances d’aboutir. Samedi François Molins avait révélé lors d’une conférence de presse que Salah Abdeslam avait renoncé à se faire exploser au Stade de France. Lire la suite

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Molenbeek : tensions entre forces de l’ordre et résidents

“Les dirigeants français et belge ont beau saluer le travail des services de sécurité, ici à Molenbeek, des questions demeurent cependant, et en premier lieu, comment Abdeslam a-t-il réussi à se cacher pendant plus de quatre mois à quelques pâtés de maisons de la maison familiale”, comment l’envoyé spécial d’euronews à Molenbeek James Franey.

De Molenbeek, on a beaucoup parlé ces derniers mois. De ses réseaux, de ses trafics, de sa concentration en djihadistes. Et les complicités dont a certainement bénéficié Salah Abdeslam dans ce quartier du centre de Bruxelles ne seront certes pas de nature à redorer son image. Une image, qui affecte toutefois de nombreux résidents de ce quartier, et a créé des tensions lors de cette nouvelle opération des forces de l’ordre.

“On a ressemblé toute une communauté, on la met dans le même sac, on oublie que la communauté marocaine est ici depuis plus de 40-50 ans, et travaille très dur. Dire qu’ici c’est une base de djihadistes, non, il faudra aller voir ailleurs”, estime Yacine, un habitant du quartier voisin.

Alors que les opérations anti-terroristes se poursuivaient en début de soirée ce vendredi à Molenbeek, la tension est montée d’un cran entre forces de l’ordre et certains habitants. Le périmètre de sécurité a ainsi été réduit autour de la maison perquisitionnée.

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