France : Déchéance nationale : un Président pas si chiche que ça !

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À la une des journaux ce mercredi matin, les éditorialistes déplorent le retour en arrière de François Hollande, dont l’habileté se retourne contre lui.

La déchéance de la nationalité pour les binationaux condamnés pour terrorisme ne sera pas inscrite dans la Constitution. Ce mercredi matin, la presse dénonce « calculs » et « manœuvres » de la classe politique. « Une fois sorti de la sidération, les promesses d’union deviennent des manoeuvres », déplore Nicolas Beytout dans L’Opinion. Pour Bruno Dive, de Sud-Ouest, cela « illustre parfaitement la méthode Hollande », qu’il résume ainsi : « enrobement, habileté, recul ». « À Sarkozy comme à Le Pen, il dit chiche, mais il n’en pense pas moins. Il compte en son for intérieur sur le Conseil d’État pour s’opposer à cette mesure », affirme l’éditorialiste, qui conclut qu’il « arrive que trop d’habileté tue l’habileté ».

« L’habileté de François Hollande se retourne contre lui », estime également Matthieu Verrier, de La Voix du Nord, qui ironise : « À défaut de déchoir, le président déçoit. Les socialistes se montrent plus méfiants quant à un virage sécuritaire de l’exécutif. La droite crie au cynisme. » Jean-Pierre Bedeï (La Dépêche du Midi) fait partie de ceux, nombreux, qui évoquent le caractère à la fois « symbolique » et inefficace de la mesure et pense que « la droite, qui a inspiré cette mesure, devrait profiter de ce reniement, selon elle, du chef de l’État pour dénoncer une rupture de l’union nationale à laquelle elle n’a pourtant guère participé depuis le 13 novembre ».

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